MIEGEVILLE

MIEGEVILLE «EstOuest »

(Melodyn Productions / Contre-Courant / Absilone – 8 novembre 2019)

Dans un monde où il faut absolument tout faire rentrer dans des cases, où le besoin impérieux de coller une étiquette règne, Miegeville fait figure d’électron libre. Si c’est pour Toulouse que son cœur bat, au rythme d’une ville en perpétuelle ébullition culturelle, c’est aux quatre coins du monde que Matthieu Miegeville a jadis posé ses flight cases, en officiant pour des groupes de rock, tendance dure. Et comme le talent protéiforme de cet auteur-compositeur-interprète aime vagabonder, il se met ici à nu avec EstOuest, recueil de huit chansons taillées dans le granit pour ce féru de poésie. Ce premier album a été enregistré durant l’été 2019, avec Serge Faubert aux manettes.

Une voix enveloppante, dense et burinée se raconte sans ambages au fil de ces compositions à fleur de peau. « Longue Nuit » ouvre l’album et c’est ici que le voyage commence. Un road trip émotionnel où le sensible côtoie l’âpreté de la vie. Sur EstOuest, la mélancolie ne cède jamais aux injonctions du désespoir, bien au contraire, elle tend à se mouvoir vers une lumière salvatrice qui point au détour de chaque titre. Accompagné par Candice Pellmont (chanteuse du groupe Winnipeg) sur « La Baleine Bleue » et « Acte Manqué », Miegeville donne à entendre des mélodies plus pop, aux refrains imparables que l’on jurerait avoir toujours connues.

 

Entre poésie chantée et chanson urbaine, Miegeville navigue au plus profond de ses émotions mais jamais en eaux troubles. C’est même plutôt de manière clairvoyante qu’il ressent le monde dans lequel on vit, comme dans     « Blanche », faussement désabusé, ou dans le pamphlet « Les Portes », morceau coup de poing où un phrasé hip hop impose une tension palpable. De Jacques Brel à Nick Cave en passant par Dominique A, qui par ailleurs a déjà salué la qualité de ses textes, Miegeville prend un malin plaisir à adresser un clin d’œil habile à ses influences, pour dénouer nos émotions les plus enfouies.
Sous sa voix ténébreuse s’érige un kaléidoscope de sentiments puissants, ceux d’un auteur dont les stigmates et les fêlures se muent peu à peu en un bouquet mélodique aussi délicat qu’engagé.

(Arnaud De Vaubicourt)

Contacts : Médias – Flavie Rodriguez – 06 16 53 59 22 – flavie.rodriguez@gmail.com

Mgmt – Fred Lomey – 06 71 91 25 14 – fred@melodyn.fr

Distribution / Edition – François Bloque – 06 63 08 18 90 – francois@absilone.com

Admin – Elise Délestré – 06 12 72 11 70 – elise@contrecourant.com

Booking – Concerts – Lyne – 06 89 35 93 42 – lyne@melodyn.fr

Crédit photo © Maxime DELPORTE | Artwork © Wildesign

Cancel the apocalypse - MiegevilleCANCEL THE APOCALYPSE

Cancel The Apocalypse naît de la réunion entre des musiciens de la scène métal / hardcore toulousaine et des musiciens classiques bordelais. Une réunion ambitieuse, avec d’un côté, la voix de Matthieu Miegeville ( My Own Private Alaska ,  Psykup , The Black Painters) et la batterie de Jérémy Cazorla pour le studio (Shake Us) et Hélios Mikhaïl (Meredith Huner) pour le live. De l’autre, le guitariste classique Arnaud Barat et la violoncelliste Audrey Paquet (Trio Milonga, Quatuor Eveil).

De cette fusion improbable coule un magma déconcertant et incandescent. Des voix écorchées répondent à des mélodies baroques riches et jouissives, dans un environnement Screamo assumé et jusqu’au-boutiste. Comme si la meilleure chose qui puisse arriver à l’homme, comme disait Lacan, était le chaos. Cancel The Apocalypse  est la bande originale de cet environnement post-chaotique où l’humain a survécu, avec ses rêves de démocratie et ses cicatrices.

Crédit photo © Jesse Overman | Stephane Keka

PsykupPSYKUP

Psykup a fêté ses 20 ans en 2015. Du simple statut de «groupe de métal français», il a gagné aujourd’hui le statut de groupe mythique dans le paysage alternatif hexagonal, avec trois albums, un EP acoustique et un double DVD au compteur.

Hors modes, hors normes, le groupe a toujours été iconoclaste, dégommant les clichés avec humour, fraîcheur, et détermination. Il a marqué plusieurs générations en faisant s’asseoir à la même table Primus et Pantera, Biohazard et Frank Zappa, Luther King et Jim Carrey. Après un retour sur scène remarqué en 2015, ils reviennent en 2016 avec une réédition anniversaire de leur premier album culte, « Le temps de la réflexion », remasterisé en vinyle, en digital, et en double CD (avec bonus). 2017 est l’année du retour véritable avec la sortie d’un quatrième album au titre évocateur, « CTRL + ALT + FUCK », voyage musical groovy et agressif, sauvage et décomplexé.

Crédit photo © Johann Garcia | Kalimba Mendes

MOPA - MiegevilleMOPA

« Un trio hors-cadre. Trois musiciens assis. Un pianiste, et des notes qui coulent comme le sang  de la vie. Un batteur, et les nerfs quo battent le rythme comme si aujourd’hui était le dernier jour à vivre. Et un chanteur dont  le cerveau est condamné à libérer son trop-plein, sans répit … Parfois violent, parfois apaisé, toujours rédempteur, jamais gratuit.

Trois différentes parties de l’être humain formant leur âme pour partir loin de tous ces paysages modernes sacrifiés. Basse et guitare sont laissés de côté pour créer un tout nouvel horizon musical: celui d’un injuste milieu entre CHOPIN, NIRVANA, DANNY ELFMAN et ENVY, quelque part en Alaska. »

Crédit photo © Nicolas Fleuré

TERRE NEUVE COLLECTIVE

La musique est résolument folk rock, et se nourrit d’influences 90’s, de Eels à Eddie Vedder, mais aussi plus anciennes, de John Cale à Nick Cave. Le mariage de la voix profonde de Matthieu Miegeville (My Own Private Alaska, Agora Fidelio, Psykup) et des timbres aériens d’Andy Richards (Uniform Motion) et de Léa Costantino fonctionne à merveille sur cet opus qui crée un nouveau pont entre les cultures françaises et anglo-saxonnes.

Comme si les PIXIES pouvaient chanter en français, comme si Miossec maitrisait la
langue de la Divine Comedy. Un univers fragile et beau, puissant et profond, à la fois en français et en anglais, masculin et féminin, comme si la couleur et le noir et blanc étaient enfin réconciliés.

Crédit photo © Chloé Leroy | Artwork par TCFS

The Black PaintersTHE BLACK PAINTERS

Rémi Panossian est connu pour ses tournées mondiales avec RP3 et sous son propre
nom. Il est décrit comme l’un des pianistes les plus talentueux dans le jazz moderne influencé par le rock. Matthieu Miegeville est connu pour ses tournées mondiales avec MOPA (My Own Private Alaska) ou PSYKUP. Il est décrit comme l’un des vocalistes les plus sensibles, profonds et écorchés de la scène rock / post punk / métal. Mais il est difficile de croire que ces deux gars pouvaient se rencontrer musicalement et créer un duo piano voix aussi puissant et saisissant. Le piano peut rappeler Brad Meldhau,  Keith Jarrett ou même Esbjorn Svensson. La voix tend vers les univers de Trent Reznor, Nick Cave, ou même Maynard John Keenan. La chose incroyable est que cette formule fonctionne.

Ce serait même faux de dire simplement qu’elle « fonctionne ». Nous devrions dire : « cette formule musicale parait évidente ». THE BLACK PAINTERS ont du exister dans une vie antérieure si vous croyez en la réincarnation. Mais si vous croyez juste en la musique, soyez heureux de savoir que ces gars là se sont rencontrés un jour pour créer les BLACK PAINTERS. (James Simpson)

Crédit photo © Maxime Delporte

Agora FidelioAGORA FIDELIO

L’univers créatif d’Agora Fidelio repose pleinement sur l’humain, cette part incontrôlable qui régit des émotions, un ressenti, un trouble intense. Le groupe joue avec ces éléments et fait concorder l’écrit et la musique dans un ensemble aussi planant que percutant. Textes intimistes mais ouverts sur autrui, remuants et bouleversants ; paroles chantées, pleurées et saignantes; guitare aérienne, basse puissante et toute en rondeurs, et la batterie martelant en explosions…

Dans ses morceaux, Agora Fidelio s’attache à gratter pour exposer ce qui peut parfois être enfoui, caché. Forcément, des maux, des croyances, ou des sentiments imprévisibles se réveillent et se déchirent. Ce (post) rock français charnel, mouvant, continue de trembler tout en construisant sa voie,aussi malmenée soit-elle par ses illusions.

Crédit photo © Caroline Petriz | Nicolas Boria